| Croyances |
LES SOURCES DE LA MÉCRÉANCE ET DE L'INNOVATION |
Selon l'Islam traditionnel |
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Dans l’Islam traditionnel, il existe une science appelée le Monothéisme. Deux Écoles la composent. De nombreux personnages ont écrit la concernant de nombreux ouvrages. De notre temps, il existe une fraction de notre communauté qui remette en doute et en cause la valeur de cette science. Un nouveau groupe a donc formé un mouvement dit réformateur. Un groupement propre à lui. Parmi eux, le fils (ibn) Taymiya, son disciple ibnou Qayim Jaouzi, Mohammad fils d’Abdal Wahhab, Albanay, etc., pour ne citer qu’eux. Pour notre part, n'est-il pas de notre devoir de défendre les croyances des Anciens ? Des gens de la Tradition et du groupe des Savants religieux traditionnels ?
Aux commentateurs coraniques de souligner : Mécréance
(koufr, en arabe). La mécréance
(ou l'incroyance) est la négation. Origine du mot : le voile.
Ainsi a été nommé la nuit, parce qu'elle cache les choses par les ténèbres.
De même l'agriculteur, puisque qu'il cache le grain par la terre. Le mécréant
quant à lui cache la vérité par sa négation. Quant à la mécréance,
elle est de quatre sortes : Conclusion : Celui qui viendra devant son Créateur avec une de ses quatre sortes ne sera pas pardonné par Lui. Au
nom de Dieu,
Que Prière et Paix[1]
soient sur notre seigneur[2]
et maître Mohammad, sa famille et ses compagnons. Louange à Allah, Seigneur des mondes ! Que Prière et Paix soient sur notre seigneur et maître Mohammad, sceau des prophètes et guide des messagers. Que Dieu le Très Haut agréé sa famille et l'ensemble de ses compagnons. Et après : Le Maître a dit : Je me propose de donner, dans ce petit livret, un commentaire abrégé de mes Prolégomènes[4]. Par la grâce de Dieu (Pureté à Lui !), je Lui demande l'aptitude dans la vérité, la récompense dans les actions. Il est le Suzerain, le Généreux, le Puissant qui crée ce qu'Il veut, et selon Son choix ! IThème. Les sources de la mécrance et de l'innovation sont au nombre de sept : 1°) La nécessitation essentielle, qui attribue les choses existantes à Dieu, agissant comme une cause logique ou comme une loi naturelle, sans libre choix. 2°) L'optimisme logique, consistant à soutenir que les actes de Dieu et Ses décisions sont subordonnés logiquement à des mobiles, qui sont la réalisation du bien et de l'empêchement du mal ; 3°) L'imitation vicieuse, qui consiste à suivre l'opinion d'autrui par solidarité et de parti pris, sans rechercher la vérité ; 4°) L'induction expérimentale, qui affirme une corrélation forcée d'existence ou de non-existence entre une chose et une autre, en s'appuyant sur l'expérience ; 5°) L'ignorance complexe, qui consiste à ignorer la vérité et ignorer qu'on l'ignore ; 6°) L'attachement, en matière de foi, à la signification apparente du Coran et de la Tradition, sans distinction entre ce que cette signification apparente à d'impossible ou de possible ; 7°) L'ignorance des règles de raisonnement, par le moyen desquelles on connaît la nécessité des choses nécessaires, la contingence des choses contingentes et l'impossibilité des choses impossibles, ainsi que l'ignorance de la langue arabe, comprenant la lexicologie, la grammaire et la rhétorique. Soit, une seule des croyances que nous venons d'indiquer peut entraîner soit la qualification de mécréant, de l'accord unanime des docteurs orthodoxes, soit la qualification de novateur sans qu'il y ait accord sur la mécréance de l'auteur. Exposé : La première cause indiquée dans le texte est la nécessitation essentielle[5], consistant à croire que l'Essence élevée produit les choses possibles, non pas volontairement (par libre choix), mais comme une cause logique ('illah) ou une force naturelle (tabi'ah). Il n'est pas douteux que le partisan de cette théorie ne soit un mécréant : elle le conduit, en effet, à nier la puissance et la volonté éternelles ; elle entraîne aussi comme conséquence l'éternité (qidam) du monde[6] enfin, elle entraînerait la fausseté de ces passages du Coran : « Ton Seigneur crée ce qu'il lui plaît, et il agit librement » (Coran XXVIII 68) ; et cette autre parole divine : « Loin de la, les deux mains de Dieu sont ouvertes ; Il distribue [ses dons] comme Il veut » (Coran V 69), ainsi que d'autres passages nombreux du Coran et de la Tradition. La différence entre la cause logique ('illa) et la force naturelle (tabi'a) réside en ce que : 1°)
la première[7]
entraîne l'existence de l'effet, qu'elle accompagne toujours et qui
ne peut, en aucune façon, être séparé d'elle. La fausseté de cette doctrine est manifeste. Il est démontré, en effet, d'une manière certaine, que Dieu le Suzerain, Béni et Très Haut est nécessairement éternel dans le passé (sans commencement) et que tout ce qui n'est pas Lui a eu nécessairement un commencement (alhoudouth). Il est également démontré qu'il est impossible qu'il existe une série de choses adventices (produites) qui n'aurait pas de commencement. D'où il résulte, d'une manière certaine et indubitable[8], que Dieu le Suzerain, Béni et Très Haut a créé[9] l'univers[10] librement (par voie de libre choix (ikhtiyar)) et non par voie de conséquence[11] exigeante (louzoûm) dans l'éternité[12] (sans commencement), c'est‑à‑dire comme cause logique ; ni par voie de conséquence exigeante du fait qu'Il ne cesse [d'être] (la yazâl), c'est-à-dire comme une loi naturelle, si l'on suppose que l'absence d'une condition ou l'existence d'un empêchement a fait obstacle à l'existence du monde dans l'éternité (sans commencement) ; en effet, si l'une des conditions de l'existence du monde avait fait défaut dans l'éternité (sans commencement), le monde n'aurait jamais pu exister, parce que l'on devrait dire de cette condition ce qu'on a dit du monde et qu'il en résulterait une régression à l'infini. Et si un empêchement à l'existence du monde s'était produit dans l'éternité (sans commencement), la préexistence, cet empêchement serait éternel dans le passé (qadîman) et ne pourrait plus cesser d'exister ; or, l'existence du monde est subordonnée à la non existence de cet empêchement le monde ne pourrait donc jamais exister. (à suivre) [1]
Formules d’eulogies : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde,
etc., formules propres à l’Islam traditionnel. Le terme “prie” s’emploie
pour le divin Créateur, les Anges. Les exégètes interprètent la “prière”
divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la “prière” angélique
comme une demande de pardon pour les créatures. En ourdou, les dourouds. Point de divinité, de dieu que Dieu ! *Droits
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30/09/05
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