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L'Associationnisme des gens du Sabéisme
est chose peu connue en terre biblique. Pourtant, il est chose for
connue auprès des spécialistes du Monothéisme. L'Europe a eu
également son lot. Elle aussi a eu pour anciennes croyances la
Sabéisme ou le Dualisme et leurs ramifications à chacun d'eux.
Le Sabéisme.
L’Associationnisme des gens du Sabéisme.
Selon l’Imam Sénoussi (que Dieu
lui fasse miséricorde !), dans ses "Prolégomènes" d'écrire :
l'Associationnisme de la "Proximité",
qui consiste à adorer d' "Autres" que Dieu (exalté soit-Il
!), dans le but de se rapprocher du Très-Haut (exalté soit-Il !) : (Coran.
XXXIX. 3) ; [tels les Sabéens, les Gens de l'Évangile
lesquels rendent une vénération et un culte continu et particulier notamment
à des gens comme Marie,
à son fils, à Joseph,
aux saints ,
etc]. Cet associationnisme, dit-on, professé par les gens de la "lointaine
Ignorance", leur a été inspiré par les artifices du diable
banni (que Dieu le maudisse !).
Exposé :
« L'Associationnisme dit de la Proximité, professée
par les gens du temps de l'Ignorance, leur a été inspirée par les artifices
de Satan, qui leur a suggéré ceci : "Le culte que vous rendez
à Dieu l'Immense, dans les conditions d’extrême faiblesse, d'abaissement,
d'impuissance et d'asservissement où vous vous trouvez, et votre
négligence à vous rapprocher de Lui par le Culte d'êtres supérieurs
à vous, plus nobles et plus puissants, comme les anges, le soleil, la
lune, les étoiles, le feu, etc., constituent une inconvenance grave.
Ne voyez-vous pas que, dans la vie ordinaire, l'homme de condition vile
et méprisable, qui, au lieu de servir le magistrat, le caïd, le mésouar,
le ministre et autres dignitaires en faveur auprès du roi, prétendait
servir directement et d'emblée le roi lui-même, commettrait une inconvenance
à l'égard de celui-ci ? Il est téméraire, de la part d'un homme de basse
condition, de vouloir s'approcher du roi, au lieu de lui marquer le
respect et la vénération qui lui sont dus, en faisant intercéder de
loin ceux qui sont admis à le servir, ses aides et ses serviteurs particuliers."
Ensuite, quelques personnes, ayant constaté que les objets de leur culte
leur demeureraient invisibles, soit d'une manière permanente, comme
les anges, soit par intervalles, comme le soleil, la lune, les étoiles
et Ichoua, le fils de Marie (sur lui la Protection !), fabriquèrent
des statues,
images des êtres invisibles qu'ils adoraient
; on leur rendit un culte
continu, on leur offrit des sacrifices (d'animaux) et des biens (fleurs,
guirlandes, bougies, feu brûlant en permanence, argent, or, recueillements,
processions, vénérations, commémorations, etc.) ; on pensait être agréable
ainsi aux êtres représentés par les statues, et, par leur intermédiaire,
être agréable à Dieu, le Suzerain, l'Immense, le Béni et Très-Haut.
Il est manifeste que c'était là une aberration et que
Satan le maudit se jouait de leurs esprits. Nous prions Dieu de nous
accorder le salut et la bonne santé !
Avec la moindre attention, les associateurs se seraient rendu compte
que tout, dans l'univers, en haut, en bas, dans les ténèbres ou la lumière,
faible ou fort, tout est également impuissant et subordonné, d'une manière
générale et inévitable, au Suzerain et Maître ; que c'est Lui qui crée
directement toutes choses, qui entretient leurs caractères accidentels,
qui donne à celles qu'Il lui plaît la supériorité ou l'infériorité qu'Il
lui plaît ; qu'Il n'a, parmi les êtres créés, ni Auxiliaires, ni Ministre,
ni Mandataire, ni Intermédiaire ; que nul de ces êtres n'échappe à Sa
connaissance et à Sa direction ; qu'Il entend tout et voit tout. Qu'il
n'est au pouvoir de personne de s'élever de soi-même jusqu'à la faveur
du Suzerain, l'Immense et, encore moins, d'y faire arriver autrui, ou
de se soustraire à son châtiment ; que cela dépend uniquement de Sa
bonté et de Sa générosité dont Il fait bénéficier qui Il veut, sans
y être déterminé ni par un intérêt, ni par une nécessité, ni par un
mérite quelconque. Le culte qu'on Lui rend, l'hommage qu'on Lui adresse,
la désobéissance dont on se rend coupable envers Lui, sont des actes
qu'Il produit Lui-même dans la personne de Ses créatures, dont l'obéissance
Lui est inutile et indifférente ; ces actes n'ajoutent rien à Sa perfection,
de même qu'Il ne subit aucun amoindrissement en produisant les actes
contraires. Il assigne à ces actes telle récompense et tel châtiment
qui Lui plaît, dans la plénitude de Sa bonté et de Sa justice ; ce n'est
pas pour acquitter un droit qu'Il accorde Ses récompenses, ni pour satisfaire
Sa colère qu'Il punit.
Il résulte de tout cela que l'esprit humain ne saurait arriver, par
la réflexion et le raisonnement, à saisir les lois édictées par le Béni
et Très-Haut, puisqu'Il n'a pas de Semblable, visible ou invisible,
à qui on puisse Le comparer. On ne peut arriver à connaître les indices
des récompenses et des châtiments, ce qui est autorisé et ce qui ne
l'est pas, sa nature, sa modalité et les moments qui lui sont assignés,
que du Suzerain, l'Immense, par l'intermédiaire de Ses généreux messagers,
dont Il a appuyé la mission par des preuves de véridicité
en tout ce qu'ils ont transmis de Sa part ; dont Il a, dans Sa bonté,
purifié
les paroles, les actes et les croyances, de tout ce qui est interdit
et blâmable. Or, tous les messagers, depuis Adam jusqu'à notre prophète,
notre maître et notre seigneur Mohammad (sur eux la Paix !), qui est
le sceau des prophètes et seigneur (saiyid) des messagers (sur
eux la Paix !), ont été unanimes à proclamer à Ses esclaves : que Dieu
(Pureté à Lui !) impose l'obligation de croire à
Son unicité (le Monothéisme), qu'Il interdit de Lui associer
un Autre dans Sa divinité ou dans le culte qui lui est dû. Les messagers
ont également annoncé, de la part du Suzerain, le Béni et Très-Haut,
que quiconque est éprouvé par cette chose prohibée, qu'est l'Associationnisme
dans Sa divinité et dans les adorations qui Lui sont dû, et meurt
sans l'avoir abandonné,
est privé de tous les bienfaits de la vie future et subit un châtiment
énorme sans fin.
Si on considère le raisonnement spécieux
sur lequel s'appuient les partisans de l'Associationnisme de la Proximité,
on voit qu'il ne justifie pas le culte d'un autre objet que Dieu ; il
autoriserait seulement à se rapprocher du Roi par l'intermédiaire de
ceux qui sont en faveur auprès de Lui, si l'on sait, d'ailleurs,
que le Roi autorise et agréé cette pratique ; et la Loi
permet précisément de se recommander
auprès du Suzerain, le Béni, le Très-Haut et de solliciter Ses générosités
par l'intermédiaire de Ses prophètes, de Ses messagers, de Ses anges,
de Ses saints, et principalement de la meilleure de Ses créatures, du
médiateur
agréé par Lui, c'est-à-dire notre seigneur et maître Mohammad (sur la
Paix !). Mais ce raisonnement n'autorise pas
à penser que le Roi a un Associé pris parmi ses principaux esclaves,
au point de faire de ces derniers de véritables rois,
de leur donner, comme à lui, le nom de Roi, et de les servir
comme on le sert. Un Roi qui apprendrait une chose semblable d'un de
ses sujets le ferait périr avec son complice, si ce dernier s'y était
prêté lui-même.
Tout cela démontre combien est profonde, à tous les points
de vue, l'aberration et la faiblesse d'esprit des partisans de cet associationnisme.
Nous cherchons refuge auprès du Suzerain, le Béni, le Très-Haut contre
toute sorte de doute, d'associationnisme, contre l'hypocrisie et le
mauvais caractère ; ceci jusqu'à la mort. Par le degré de Son prophète,
le meilleur de Sa création, notre seigneur et maître Mohammad (sur lui
Prière et Paix !).
soit Dulie (opposé au culte de Latrie). En arabe, taqrîb.
1. Respect et honneur que l’on rend aux anges (comme les Sabéens,
les cabalistes et autres sectes du monde biblique), aux saints (à l’instar
de la secte catholique). 2. Vaudois (Pierre Valdo) v. 1140 v. 1217 rejette
le culte des saints, le sacerdoce et la plupart des sacrements.
Selon les sectes du monde évangélique : « Si nous vénérons la croix,
Ichoua (Jésus), Marie, Joseph, les saints, les images saintes, les reliques,
etc., voir les adorons, c’est uniquement pour qu’ils nous approchent
de la proximité divine. » (Comparer : Coran XXIX
3).
Dans de nombreux lieux de culte des gens de l’Evangile, on y trouve
des photos, des portraits, des statues, etc. Selon le dénommé Paul,
le père de ce culte, l’incarnation du Messie, son obéissance, sa croix
et son exaltation le rendent visible aux hommes (Bible. Ph 2, 7-9).
Notons l’habitude de représenter l’être divin, ainsi que son pouvoir,
se retrouve chez tous les peuples de la lointaine Antiquité en très
nette opposition avec l’enseignement de leurs prophètes divins. A l’origine,
nous dit-on, le monde évangélique réprouvait le culte des images. Ce
n’est qu’à partir du IVème siècle que la querelle sur la légitimité
des images fut engagée. Dans ce domaine, les Dignitaires religieux et
autres voulurent faire une nette distinction entre la vénération
des images et leur adoration.. Seul Dieu, disaient-ils,
pouvait être adoré. Les images n’étaient que vénérées, cela se manifestant
par des gestes (génuflexions, révérences), des baisers, l’encens et
les cierges. On nous dit encore, que suivant Basile le Grand, un Docteur
de l’Eglise grec du IVème siècle, ce n’était pas l’image qui était vénérée
en réalité, mais bien le modèle représenté, sur lequel se reportait
la vénération. On ne vénérait donc pas l’image sainte, mais bien
le pouvoir de la divinité matérialisée par cette image. Inversement,
celui-ci se reportait sur l’adorateur. Tandis que les adversaires de
l’image - Eusèbe de Césarée - entre autres citaient le 2ème commandement,
les partisans des images à côté de Basile le Grand, particulièrement
Grégoire de Nysse et Jean Chrysotome se reportaient au verset Col, 1,
15, dans lequel le Messie est désigné comme « l’image du dieu invisible ».
De là, allait naître dans le monde évangélique d’Europe notamment, le
culte de Dulie ou l’associationnisme de la Proximité. 2. Iconoclasme.
Doctrine et mouvement apparus dans l’Empire byzantin aux 8ème - 9ème
s., prônant la suppression des images (dites par certaines sectes nazaréennes)
saintes (comme celles de Marie, des saints, etc.) et de leur culte...
Les empereurs iconoclastes déclenchèrent la querelle des images.
Selon les Témoins de Jéhovah : On pourrait encore
citer d’autres doctrines et pratiques qui attestent que la chrétienté
n’est pas vraiment chrétienne. Par exemple, le culte de Marie, la célébration
des fêtes de Pâques et de Noël, la croyance en un enfer de feu où brûlent
éternellement les âmes des méchants ; toutes ces choses ont été
empruntées au paganisme et prouvent que les enseignements de la chrétienté
ne sont pas en harmonie avec la Bible. (Op. cit.).
Les T.J. ne croient pas au Feu éternel et aux tourments
des damnés. Ils se basent pour cela sur les textes bibliques. Quant
au Paradis, il reste à définir entre la terre où nous demeurons et le
Ciel. Ils semblent adopter, eux-mêmes, un point de vue philosophique,
bien qu'ils le nient et s'en défendent. Notons que les gens de la Bible,
dans leur grande majorité, ne croient absolument pas aux plaisirs paradisiaques.
Pour eux, le futur élu se verra plutôt partager, dans l'au-delà, une
vie ‘divine’ avec celle de son divin Créateur ! Il sera et deviendra
ainsi une sorte de « dieu ». Comme les anges, ils n’auront
plus à connaître le manger et la boisson, etc. Pour bon nombre de gens
du monde biblique, les promesses coraniques rapportées par le prophète
Mohammad (sur lui Prière et Paix !), n’ont été faites que pour
attiser les sens de gens vivant dans une région désertique !
Chez les gens de l’Evangile : père adoptif du fils de Marie, pour
les uns, père charnel (réel), selon les autres. Dieu étant, Lui, le
père spirituel !
Selon les gens de l'Evangile : saint, sainte. Theol. En parlant de Dieu,
parfait, pur. La sainte Trinité. 2. Personne qui, ayant porté à un degré
exemplaire la pratique héroïque de toutes les vertus chrétiennes, a
été reconnue par l’Église, après sa mort, comme digne d’un culte (culte
de dulie) et donc canonisée. (La canonisation n’est pas vécue de la
même manière dans les Églises d’Orient ; les Églises réformées n’encouragent
pas le culte des saints.). (V. © Hachette Livre, 1997).
Notons que le « saint » en Islam n’a rien de
comparable avec le ‘saint’ des gens de la Bible. Le « saint »
en Islam est celui qui croit en Dieu, pratique sa religion et suit à
la lettre la Loi et la Tradition prophétique. Ce n’est ni un novateur
ni un associateur ni un mécréant. Le ‘saint’ biblique est rattaché,
lui, au nom divin ‘Saint’ (Qouddous), d’où : ‘saints’ (Quiddissoûn,
etc.). Le terme arabe et coranique, pour désigner le « saint »
est lui : walî. Ne pas confondre donc entre celui qui rattache
le ‘saint’ au Nom divin, et celui qui rattache le ‘saint’ comme étant
un suivant du prophète, vivificateur de la religion, homme de bien,
etc.
En Europe, à l’instar de ceux qui suivaient la mythologie gréco-romaine.
Les gens dit du paganisme. Plus tard, les gens de l’Evangile reprendront
à leur compte cette pratique du monde païen, en ornant et décorant l'intérieur
de leurs lieux de culte, bâtiments publics, etc. Notons que partie du
monde européen est particulièrement fier de se réclamer de cette ancienne
culture, la culture gréco-romaine. D'où leur goût très prononcé pour
tout ce qui touche le théâtre, l'art dont les arts de l'espace (architecture,
sculpture, etc.), etc.
En terre d'Islam, ce goût semble se retrouver, en tout
premier lieu, dans la psalmodie du Coran. Les lecteurs du Coran de la
vallée du Nil sont célèbres. Egalement dans les chants religieux. Puis
dans la calligraphie, l'architecture d'une certaine façon. Les Mongols
ont laissé de nombreux monuments aux Indes, dont des lieux de culte,
remarquables et impressionnants. Chaque peuple, chaque nation, de tout
temps et à toute époque, ayant su apporter sa pierre à l'édifice et
à l'édification de la Communauté. Quant aux fêtes, elles sont limitées
à deux Fêtes seulement et essentielles : celle de la Rupture du Jeûne
et celle du Sacrifice. Pas d’anniversaires, ou fêtes des morts, commémorations
des héros, des martyrs, des saints, etc. Quant à la représentation d’êtres
humains, d'animaux, d'anges et de génies, etc., dans les lieux religieux,
publics ou privés, elle est jugée contraire à la loi divine. Certaines
sectes, par contre, l'admettent ou la tolèrent.
Selon Epicure : « En premier lieu, regarde la divinité comme
un être immortel et bienheureux, ce qu’indique déjà la façon ordinaire
de la concevoir. Ne lui attribue rien qui soit en opposition avec son
immortalité ou incompatible avec sa béatitude. Il faut que l’idée que
tu te fais d’elle contienne tout ce qui est capable de lui conserver
l’immortalité et la félicité.
Car les dieux existent et la connaissance qu’on en a est évidente,
mais ils n’existent pas de la façon dont la foule se les représente.
Celle-ci ne garde jamais à leur sujet la même conception. Ce n’est pas
celui qui rejette les dieux de la multitude qui doit être considéré
comme impie, mais celui qui leur attribue les fictions de la foule.
En effet, les affirmations de cette dernière ne reposent pas sur des
notions évidentes mais sur des conjectures trompeuses. De là vient l’opinion
que les dieux causent aux méchants les plus grands maux et qu’ils octroient
aux bons les plus grands biens. Toujours prévenus en faveur de leurs
propres vertus, les hommes approuvent ceux qui leur ressemblent et considèrent
comme étrange ce qui diffère de leur manière d’agir. » (Epicure.
Lettres à Ménécée, in Epicure, Doctrines et maximes. P.
74. Hermann.).
Les Grecs de l’Antiquité ne disposaient pas d’un mot spécifique pour
désigner la religion. Ils utilisaient le terme eusébéïa, qui
peut vouloir dire “piété”, “bonne conduite envers les dieux”, “vénération
légitime” et “attachement à Dieu”.
On lit dans la Nouvelle Encyclopédie britannique:
“Bien qu’on puisse faire remonter très loin ses origines, la religion
grecque, dans sa forme élaborée, subsista plus d’un millier d’années,
depuis l’époque d’Homère (probablement au VIIIe ou au IXe siècle avant
notre ère) jusqu’au règne de l’empereur Julien (IVe siècle de notre
ère). Durant cette période, elle pénétra à l’ouest jusqu’en Espagne,
à l’est jusqu’en Inde, et dans tout le monde méditerranéen. Elle imprégna
surtout les Romains, qui identifièrent leurs divinités à celles des
Grecs. Avec le christianisme, les héros et même les dieux grecs survécurent
sous la forme de saints ; quant aux madones rivales des communautés
du sud de l’Europe, elles traduisaient l’indépendance des cultes locaux.”
Cette notion d’une sorte de personne « intermédiaire » et
permanente entre le Créateur et la créature se retrouve chez le dénommé
Paul de Tarse, dans des lettres aux Hébreux. A travers lui, le Sabéisme,
une fois de plus, semble avoir déteint sur les croyances du monde biblique,
dont en particulier celui de l’Evangile. Et Dieu est plus Savant !
Litt. Qu'Il les a protégés, ('açamahoum) par Sa grâce, dans toutes
leurs paroles, leurs actes et leurs croyances, de tout ce qu'Il (Pureté
à Lui !) a interdit d'illicite et de blâmable.
Le culte de l'Associationnisme. En arabe, le chirk altaqrîb.
Spécieux, euse . Litt. Qui, sous une apparence de vérité, est faux ou
est destiné à tromper. Raisonnement spécieux. (V. sophisme.) (Op.
cit.).
En arabe, le tawassoul. De se recommander auprès de qqn.
En arabe, wasilah. Croyance acceptée et unanimement reconnue
par les gens de la Vérité. Est devenu, après la chute de l'empire othoman,
un sujet aussi de verse et de controverse. Pour certains, comme les
partisans du Salafisme, c'est une croyance incompatible avec
l'Islam. Leur argument : l'abus fait par certaines gens notamment se
réclamant de Confréries (du soufisme). Secundo : Croyance ressemblant
étrangement, toujours selon eux, à celle professée par les gens du monde
biblique, dont ceux de l'Evangile. A ce sujet, on remarquera qu'il n'y
a rien de commun avec nos croyances et ceux de l'Evangile. Pour nous,
le fils de Marie comme le fils d'Abd Allah (sur eux la Paix !) sont
deux humains et deux prophètes du Très Haut. Pour la grande majorité
des gens de l'Evangile, le fils de Marie est beaucoup plus qu'un simple
humain et prophète du Très Haut. Il est avant tout le fils de
Dieu, Dieu et enfin fait partie du Tri Théisme : la Trinité. Les pouvoirs
du fils de Marie, de Marie, des saints, etc., dépassent donc largement
les pouvoirs d'un humain et d'un prophète. Le fils de Marie, selon le
Tri Théisme, n'est-il pas coéternel et consubstantiel avec Dieu (Pureté
à Lui !) ? Donc, s'adresser à lui dans ses prières, dans ses invocations,
n'est-ce pas s'adresser à Dieu Lui-même ? Ainsi, au Ciel, et selon les
croyances défendues par le Tri Théisme, la Cour divine est composée
d'une multitude d'êtres déifiés. Conclusion : l'argumentation avancée
par certaines personnes du Salafisme est nulle et non avenue.
Aussi la croyance au quel croit la grande majorité des Soumis, n'est
pas contraire aux autres croyances de l'Islam, et ne permet nullement
de traiter son auteur de novateur, d'égaré, de mécréant et surtout d'associateur.
Dans toute chose, il y a des limites à ne pas dépasser.
Point
de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes,
ultima necat. »
Nous
ne le dirons jamais assez.
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