Homme de l'Afrique du Nord : Mohamed El- Mokrani 1815 - 1871

   Histoire africaine : berbèro-arabe.
 Témoignage.
Mohamed El- Mokrani 1815 - 1871
Un des principaux leaders des mouvements populaires connues au 19ème siècle après la conquête française en Algérie en 1830 . Mohamed El-Mokrani est le fils de Ahmed El-Mokrani un des gouverneurs ( Khalifa ) de la région de Medjana située dans les hauts plateaux . Après la mort de Ahmed El-Mokrani , les autorités françaises ont désigné à sa place son fils Mohamed El-Mokrani comme " Bachagha " . Et à la suite de quelque désaccord avec les autorités françaises , il démissionna de son poste en Mohamed El- Mokrani 1815 - 1871ars 1871. Et c'est en cette même année que notre leader Mohamed El-Mokrani s'est révolté contre les français en menant son armée jusqu'à Bordj- Bou - Arréridj avec l' aide de son frère Boumezreg et son cousin El Hadj Bouzid , et Cheikh El Haddad qui s'est joint à cette révolution . Après avoir mené un dur combat Mohamed El-Mokrani est tombé Martyre le 5 Mai 1871. Sa tombe se trouve à Beni -Abbes ( Béjaïa ). Sous le commandement de son frère Boumezreg , la révolution s'est poursuivie jusqu'au 20 Janvier1872 , date de son arrestation.
Bilan de cette révolution : 100 000 Algériens morts , Saisie des terres , Exil de la famille El-Mokrani au sud , Emigration de beaucoup d'Algériens , surtout vers la Syrie , Parution du code de l'indigénat (1881).

Les causes profondes du soulèvement de Mokrani


Les principales causes du soulèvement populaire en Algérie en 1871, sont l’occupation du pays, l’oppression, la misère et l’arbitraire. Le décret Crémieux de 1870 attribuant à tous les Israélites résidant en Algérie la nationalité française et l’accès aux droits qui en résultent ne fut que le détonateur et non la cause majeure comme citée par certains historiens de l’époque coloniale.

Il faut rappeler qu’après la dernière campagne de Kabylie menée par le général Randon en 1857, l’occupant pensait que l’Algérie était « pacifiée ». Par la suite, la population eut à subir d’autres fléaux. C’est ainsi que près de 500 000 personnes périrent suite à des famines effroyables durant les années 1867, 1868 et 1869. Malgré l’opposition du général Mac-Mahon, gouverneur général, une commission d’enquête s’est rendue sur place et a pu constater que l’administration coloniale n’a même pas essayé de venir en aide à ces malheureux. A cela s’ajoutent les interminables dépossessions des biens et des terres qui étaient redistribuées aux nouveaux colons et autres indésirables de la métropole.

Jugement des chefs de l’insurrection

Le 10 mars 1873, s’ouvre au tribunal de Constantine le procès des chefs de l’insurrection ou de ceux ayant miraculeusement échappé aux conseils de guerre et exécutions sommaires. Sur les 212 accusés, 149 sont maintenus en prison. Un arrêt d’accusation établi le 21 septembre 1872 les renvoie devant la cour d’assises de cette juridiction. L’acte d’accusation leur est notifié les 9 et 26 décembre 1872. Le verdict sans appel fut la déportation en Nouvelle-Calédonie de la plupart d’entre eux. Feront partie du lot, Mokrani Boumezrag, Aziz Ben Cheikh Ahaddad et son frère M’hamed. Avant leur embarquement pour l’exil forcé, ils seront internés au fort de Quélern (Brest) et à l’île d’Oléron.

Déportation

La Nouvelle-Calédonie est la terre d’exil pour un grand nombre d’Algériens injustement déportés à partir de 1873 qui se sont révoltés contre l’occupant français. Ces déportations, rythmées par les différents soulèvements populaires, se sont poursuivies bien au-delà de 1881. Cette révolte initiée par Mohand El Mokrani éclate en Kabylie peu après les événements de la commune de Paris en 1871.

Les conditions de transport et de vie ainsi que des traitements inhumains infligés à ces déportés algériens, appelés Arabes, furent derrière la mort d’un très grand nombre.

Amnistie

Deux lois d’amnistie des déportés sont promulguées par le gouvernement français. Une loi d’amnistie partielle datée du 3 mars 1879 et une loi d’amnistie générale datée du 11 juillet 1880. Ces lois concernaient tous les déportés sans discrimination aucune. Dans les faits, usant de tous les subterfuges et interprétations tendancieuses du contenu de ces lois, l’administration locale ne libéra que les déportés issus de la révolte de la commune de Paris.
Les grands écrivains Victor Hugo et Emile Zola militèrent sans relâche pour l’amnistie des déportés de la commune de Paris, mais aucun écrit ne mentionne qu’ils aient associé dans leurs actions le cas des déportés algériens.

Morts en exil

Beaucoup de déportés algériens périrent durant leur déportation alors que deux tiers sont morts durant leur détention. Certains furent enterrés à l’île des Pins avec d’autres déportés communards, morts aussi en détention.

Témoignage d'un internaute.


Paris, le 14 juillet 2009, 22h45


Centre Islamique de Nessadiou (Bourail)
Nouvelle-Calédonie.

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Cette page a été mise à jour le
18/07/09.

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