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Carrefour de l'Islam Web SiteL'abbé Grégoire (1750/1831)
Etudes et Recherches sur une partie importante de l'Histoire de France

   Selon le monde biblique :
  
Beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. (Bible. 1 Jean 4:1)

L'homme exceptionnel du Partissisme et de l'Idéologie régnante ?


     

  

  

  

 

    Caricature

    anti-cléricale

    d'époque 

  



    
    

   
      

   


      

   Gallicanisme
      


 


   

   

  

   

   

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Biographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Ecrits les + Célèbres

Humaniste convaincu, Grégoire disait :
"il faut que l'Education Nationale
s'empare de la génération qui naît".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Porte de l'Autonomie.

Historicité...  

 


L’irréligion d'une partie du monde biblique en France s'inspire de la haine du « corbeau » et de « l'obscurantisme » ! Campagne de dènigration dirigée contre le Clergé catholique d'époque.
Le théâtre, biblique, occidental habille toujours de noir les personnages réprouvés ou antipathiques : Tartuffe, Basile...

   Ecclésiologie. Gallicane
   
   Gallicanisme. (lat. gallicanus, gaulois)
   Doctrine qui a pour objet la défense des franchises de l'Eglise de France (gallicane) à l'égard du Saint-Siège (Vatican). En conflit avec Rome au sujet du droit de Régale (perception royale du revenu ecclésiastique des évêchés et abbayes)... On a dit que l'Eglise, gallicane, gauloise, existait bien avant celle de Rome.

   1461, Louis XI accorde à Pie II l'abrogation de la Pragmatique ; mais le Parlement de Paris (haut lieu de résistance gallicane) refuse d'enregistrer ses lettres.
   1472, c'est un concordat véritable qui est conclu entre Louis XI et Sixte IV; mais le Parlement, qui se pose en défenseur des anciens canons, refuse encore l'enregistrement de ce concordat qui reste lettre morte.

   1545, au concile de Latran, le cardinal de Lorraine déclare publiquement que l'Université de Paris lui a enseigné la suprématie du concile général sur le Pape, et qu'il ne peut moins faire que de défendre cette doctrine en fils soumis à sa mère éducatrice. Et il ajoute : "Jamais un évêque de France n'admettra la déclaration du concile de Florence sur la prééminence du pape".
   Malgré l'opposition résolue de Rome, la Pragmatique Sanction de Bourges demeure en vigueur en France jusqu'au Concordat de Bologne signé en 1516 par François 1er et Léon X; et au-delà, elle ne cesse d'inspirer la politique religieuse en France, jusque et y compris sous la Révolution et l'Empire.
Mais tous ces décrets ne furent pas reconnus par Rome qui les condamna.
 Louis XIV convoque en synode national l'Assemblée extraordinaire des évêques de France. Il leur demande de rappeler dans une déclaration solennelle les grands principes des Libertés de l'Eglise Gallicane.
Bossuet, qui vient d’être nommé évêque de Meaux et qui est le personnage le plus marquant de cette assemblée, est chargé d’en rédiger le texte.

  Ecrits  

   Ses oeuvres.

  
Pour le monde du Partissisme, de l'Autonomie, il est un curé philosophe, ami dit des Lumières. On dit aussi qu'il sera homme du Dualisme, homme de Loges.
   1773 il publie son premier livre " Un éloge de la poésie" couronné par l' Académie de Nancy. Il participe en 1776 à la création à Nancy de la "Société des Philanthropes".
   1779 il écrit un mémoire sur "les moyens de recréer le peuple juif". 
   1787 un "Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs" et milite pour qu'on leur accorde la citoyenneté.
   1788 l' Académie de Metz couronne son essai " Sur la régénération physique, morale et politique des juifs".

   Culture.

   L'Abbé Cherrier curé de la paroisse d' Embermenil lui donna le goût de la lecture et de la grammaire de la langue française. Il parlait le latin, le grec, le français, l'allemand, l'italien, l'anglais, il suivit aussi des cours d'hébreu pour lire le Talmud dans le texte. Homme de culture, il se bat, dit-on, aussi pour elle, sauve des monuments, multiplie des bibliothèques, fait établir des jardins botaniques. Très attaché au patrimoine culturel, il est opposé et lutte avec vigueur contre les destructions d'œuvres d'art et de bibliothèques commises par l'Armée Révolutionnaire et invente pour cela le mot "vandalisme", destiné selon lui à "tuer la chose". A son instigation, dans un même souci de préservation du patrimoine, la Convention décrète, le 14 octobre 1794, la création d'un Conservatoire des Arts et Métiers, de la création de l'école Normale sup et de Polytechnique. A Emberménil, il crée une bibliothèque où l'on trouve des livres religieux, mais aussi des ouvrages très pratiques, relatifs à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts mécaniques... Le 8 août 1793, il proposa et fit décider la suppression des Académies et leur réorganisation sur un plan nouveau. Il fut ainsi l'un des fondateurs de l'Institut, du Conservatoire des arts et métiers et du Bureau des longitudes.  Nommé membre du Comité de l'Instruction publique. Il organise avec Jussieu l'abandon des patois au profit de la langue française.

 
 

  Fidélité  

   Fidèle à lui-même

  Selon les historiens, on le surnommait à l'époque, "l'avocat" des juifs, des noirs et des esclaves. Au cours de sa vie, il exécutera nombre de grandes actions dont certaines réussiront et d'autres beaucoup moins. Il est resté courageux, généreux et fidèle à ses idées jusqu'à son lit de mort. Curé d'Embermesnil en Lorraine, province qui comptait une communauté israélite importante, Henri Grégoire fut d'autant plus sensible au sort des juifs qu'il avait eu l'occasion de les côtoyer et de nouer des liens d'amitié avec eux.
   Son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs repose sur une double argumentation : rationnelle, d'une part, en démontrant l'absurdité d'une discrimination fondée sur des préjugés et contraire à l'utilité sociale ; religieuse, d'autre part, en insistant - fait assez rare pour un ecclésiastique de la seconde moitié du XVIIIe siècle - sur l'humanisme et la tolérance qui imprègnent le message du Christ. Le monde toranique de l'Hexagone lui voue une vénération toute particulière et le compte parmi les "Justes". 

  Homme politique  

   Grégoire homme politique. Citations.

   Motion pour l'abolition de la Royauté. A la tribune de la Convention, il monta, dit-on, à la tribune pour développer la motion de l’abolition de la royauté faite par Collot d’Herbois. A l'époque, le monde du Partissisme, de l'Autonomie, retiendra de lui des propos peu digne d'un Abbé, plus d'un militant du Dualisme (du monde des Loges, sectes occultes, etc.) : " les rois sont dans l’ordre morale ce que sont les monstres dans l’ordre physique ; les cours sont l’atelier du crime le foyer de la corruption ; l’histoire des rois est le martyrologe des nations". 

   L'impensable : Quand un Abbé, un homme d'Eglise, un religieux, abolit l'ordre établi !

 C'est, selon les historiens, sur sa rédaction que fut rendu le décret d'abolition de la royauté. Cette décision lui causa un tel enthousiasme, que pendant plusieurs jours, comme il le déclare lui-même dans ses Mémoires, l’excès de la joie lui ôta l'appétit et le sommeil.
   Comment dire après cela qu'il était encore Abbé ? Plutôt, un loup dans la bergerie ! Ne dit-on pas qu'il ne faut pas se réjouir du malheur des autres ? D'ailleurs, et comme nous l'avons vu, le retour des Bourbons, à la fin de sa vie ; ne sera-t-il pas, pour lui, le revers de la médaille ?
                

  Conclusion  

   Abbé, idéologue, affairiste, anti-christ, monstre, démon ?
   
   Tout cela dépend de quel côté on penche. Pour un partisan du Partissisme, Laïcisme, Autonomie, Athéisme, Mécréance, de la Philosophie, de l'Idéologie, autre, Grégoire n'est pas un monstre, ni un démon, mais plutôt et surtout un homme d'une grande valeur. Pour ses adversaires, il est tout son contraire.
Sur son lit de mort, et comme nous l'avons vu, il garda son serment vis à vis de son idéal. Il montra alors qu'il était un autonome non un hétéronome. Son opiniâtreté le perdra.
   En étudiant sa vie, on comprend aussi qu'il poursuivait un but politique beaucoup plus que religieux. Ne l'oublions pas, à la question posée : Pourquoi Grégoire est-il devenu curé, on découvre : L'abbé Grégoire est devenu curé pour deux raisons : 
1) Pour respecter ses croyances (oui, mais lesquelles ?)
2) Parce qu'à l'époque c'est le seul moyen pour quelqu'un de condition modeste pour poursuivre ses études.
   Cette deuxième réponse ne sera-t-elle pas, pour lui, la porte pour accéder à un but personnel ? Il fera, qu'il le veuille ou non, le jeu des ennemis et des adversaires de la religion évangélique, du Christianisme, en particulier l'Eglise régnante : l'Eglise romaine, catholique, vaticane. Il fera aussi le jeu de ceux qui, à l'époque, travaillaient dans l'ombre : les gens du Dualisme (les Illuminés, gens des loges, sectes occultes et autres). Depuis des siècles qui, en terre des Gaules, ne cachait-il pas une haine, une animosité, contre partie des gens de l'Evangile, contre l'Eglise du Saint-Siège, du Vatican, en particulier ? Qu'on re-lise bien l'Histoire !   
   Et après.  
   Si l'Abbé vivait à notre époque, comment vivrait-il ? A l'époque, un homme du Culte pouvait participer plus ou moins activement à la politique. Mais de nos jours ? Comment cela serait-il perçu dans l'opinion publique ? N'est-ce pas l'époque d'un Laïcisme pur et dur ? Contraignant ? Intégriste ? Implacable ? Extrémiste ? A son époque, trop soucieux de mettre fin à la monarchie, on ne semble pas avoir considéré la gravité de ses actes. Pour preuve, l'Idéologie voulut en 1789, voulut surtout par les gens du Dualisme, gens du monde toranique, partie du monde de l'Evangile de France ; n'a pas apporté, au bon peuple des Gaules, que du bien. Peu s'en faut. Qu'on en juge :
   Des catastrophes : les guerres terribles comme celle de 1940. 
   Des idéologies rampantes, athées, matérialistes, etc., pour l'Europe comme le Nazisme, le Communisme pour ne parler qu'eux.  
   Le développement de l'Athéisme et la Mécréance. Le développement de la licence, de moeurs dépravés, de non respect, de haine et d'inimitié envers autrui. Et enfin, le refus absolu d'accepter la mention du divin Créateur dans la Constitution européenne, de reconnaître les racines ancestrales de la religion évangélique en terre d'Europe. La liste risque d'être longue. De quoi ne pas pavoiser ! 

Comment un homme d'Eglise se donne un rôle politique...

ABOLITION DE LA ROYAUTE
   Henri Grégoire (né à Vého en 1750 - mort à Paris en 1831) était évêque constitutionnel de Blois - le premier d'ailleurs qui avait prêté serment à la constitution civile du clergé en 1791. Il fut élu député à la Convention par son diocèse (Loir-et-Cher).
   C'est lui qui, en cette fameuse journée du Vendredi 21 septembre 1792, demandera fermement l'abolition de la royauté.
   L'abbé Grégoire, comme on le surnommait à l'époque, sera l'avocat des juifs, des noirs et des esclaves. C'est lui qui obtiendra l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises le 4 février 1794.
   (...)   
   Collot-d'Herbois : "Vous venez de prendre une délibération sage; mais il en est une que vous ne pouvez remettre à demain, que vous ne pouvez remettre à ce soir, que vous ne pouvez différer un seul instant sans être infidèles au voeu  de la nation, c'est l'abolition de la royauté" (Applaudissements unanimes). 
   Quinette : "Ce n'est pas nous qui sommes juges de la royauté: c'est le peuple; nous n'avons la mission que de faire un gouvernement positif, et le peuple optera ensuite entre l'ancien où se trouvait une royauté, et celui que nous lui présenterons. Quant à moi, comme représentant du peuple français, je ne songe ni au roi ni à la royauté; je m'occupe tout entier de ma mission, sans songer qu'une pareille institution ait jamais pu exister. Je pense donc qu'il est inutile de s'occuper en ce moment de la proposition du préopinant".
   Grégoire : "Certes, personne de nous ne proposera jamais de conserver en France la race funeste des rois; nous savons trop bien que toutes les dynasties n'ont jamais été que des races dévorantes qui ne vivaient que de chair humaine. Mais il faut pleinement rassurer les mais de la liberté. Il faut détruire ce talisman magique dont la force serait propre à stupéfier encore bien des hommes. Je demande donc que, par une loi solennelle, vous consacriez l'abolition de la royauté".
   L'assemblée entière se lève par un mouvement spontané et décrète par acclamation la proposition de l'abbé Grégoire, évêque de Blois.
   Bazire : "Je demande à faire une motion d'ordre. L'assemblée vient de manifester par l'unanimité de ses acclamations sa haine profonde pour les rois. On ne peut qu'applaudir à ce sentiment si concordant avec celui de l'universalité du peuple français. Mais il serait d'un exemple effrayant pour le peuple de voir une Assemblée, chargée de ses plus chers intérêts, délibérer dans un moment d'enthousiasme. Je demande que la question soit discutée".
   Grégoire : "Eh ! Qu'est-il besoin de discuter quand tout le monde est d'accord ? Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les cours sont l'atelier des crimes et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologue des nations. Dès que nous sommes tous également pénétrés de cette vérité, qu'est-il besoin de discuter ? Je demande que ma proposition soit mise aux voix, sauf à la rédiger ensuite avec un considérant digne de la solennité de ce décret".
   Ducos : "Le considérant de votre décret, ce sera l'histoire des crimes de Louis XVI, histoire déjà trop bien connue du peuple français. Je demande donc qu'il soit rédigé dans les termes les plus simples; il n'a pas besoin d'explication après les lumières qu'a répandues la journée du 10 août".   
   La discussion est fermée.
    Il se fait un profond silence.
   La proposition de Grégoire, mise aux voix, est adoptée au bruit des plus vifs applaudissements.
   "La Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France".
   Les acclamations de joie, les cris de : "Vive la nation !" répétés par tous les spectateurs, se prolongent pendant plusieurs instants.
   (...) 
  
SOMMAIRE Arisitum, à l'origine cette page était sur le serveur d'Arisitum.

   Source : "Journal officiel de la Convention Nationale - La Convention Nationale (1792-1793), Procès-verbaux officiels des séances depuis le 21 septembre 1792, Constitution de la grande assemblée révolutionnaire, jusqu'au 21 janvier 1793, exécution du roi Louis XVI, seule édition authentique et inaltérée contenant les portraits des principaux conventionnels et des autres personnages connus de cette sublime époque", auteur non mentionné, Librairie B. Simon & Cie, Paris, sans date, pages 10 à 11.

   Découvrons maintenant, une partie de l'Histoire de France de 1792-1802, puis 1794-1795. Qui complète cette étude sur l'Abbé Grégoire, et ce qu'on en dit à cette époque lointaine mais si proche... Nous verrons qu'elle est loin d'être élogieuse, brillante. (à suivre

 

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11/05/07 .


  

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